08/03/2015

Sorties Mars 2015

 

Samedi 28/03/2015 : Le BRM d’Oostende vu de l’arrière
Par Patrice Martin

Après nous être concertés pendant la semaine, Alain et moi allons participer au BRM d'Oostende. La météo ne sera pas favorable, un bon vent de sud est prévu et des passages nuageux. Nous nous attendons à du vent contraire sur le parcours aller, vers Thérouanne et un peu plus favorable sur le retour. Quant aux nuages, on espère qu'ils ne passeront pas où notre BRM nous emmène ou qu'ils passeront quand nous n'y sommes pas.

L'inscription à lieu sur le parking d'un magasin EURO-shop ... déjà balayé par le vent. Après avoir salué Pierre et les habitués des BRM, Bernard Peguin, Guy Roefs, Marcel Fieremans, Etienne Bundervoet, Johan Destrebecq ainsi que le compagnon de service militaire d'Alain, ... je cherche un endroit « discret » pour satisfaire un besoin naturel nécessaire après une heure de route dans la voiture d'Alain. Je trouve un endroit et le signale à Alain ... mais il n'y a pas d'arbre (Alain comprendra).

Vers 8 h, le groupe prend son élan. En plus du vent un petit crachin nous accompagne. Pas facile pour les porteurs de lunettes qui doivent tous les 500 mètres essuyer leurs verres pour encore voir quelque chose. A l'arrière, protégé du vent, la moyenne est plus que raisonnable, on est souvent aux alentours de 27 / 28 km/h. Mais en ce qui me concerne, après environ 35 km, je décroche en espérant ne pas perdre trop de temps pendant les 20 km avant le premier contrôle. Seul, au lieu des 27 km/h au compteur, je vois plus souvent à peine du 20 km/h.

Le premier contrôle prévu au kilomètre 54 (j'avais 55 en tête) se présente déjà à 53 km à mon compteur. Heureusement que les vélos se trouvaient sur la façade sinon, j'aurais continué ... J'y retrouve le groupe, je prends une boisson et mange une banane. Je prends aussi le cachet, saint-Graal du randonneur. Je repars avec le groupe mais il ne faut que qu'un ou 2 kilomètres pour que je décroche.

Je rejoins le groupe arrêté par un passage à niveau providentiel, sans devoir mettre pied à terre, je remercierai la SNCF pour ce blocage et continue ma route. De l'autre côté du passage à niveau, il fallait continuer parallèlement à la voie de chemin de fer mais les premiers se trompent et font un « tout droit », c'est là que les gars d'aurore Cyclo, Alain et Pierre-Yves, se retrouvent à l'avant et voilà qu'ils décident avec volontarisme (peut-être pas volontairement) d'en découdre avec Eole. En ce qui me concerne, même protégé, je ne ferai qu'illusion encore quelques kilomètres pour me retrouver seul à l'arrière.

Seul face à Eole, je verrai 13 et 14 km/h et dans l'une ou l'autre montée (Alain dirait des faux-plats, çà ne monte pas) j'ai vu du 9 km/h ! ! ! Je rejoindrai le second contrôle au moment où Alain, dehors, est déjà prêt à partir. Je leur demande d'activer leur départ pour pouvoir disposer d'un emplacement pour « parquer » mon vélo ;Clin d'œil.

Je ne m'attarderai pas, boire un orangina, prendre le cachet, parler un peu avec deux autres randonneurs (je n'ai même rien mangé) et je suis reparti. Le collègue de service militaire d'Alain, Thierry,  se prépare mais, lupo solitario, je ne l'attends pas. En effet, un moins fort ne doit pas attendre un plus fort en randonnée. Il me rattrapera bien, pour lui c'est un défi (rattraper le Martin) et pour moi voir combien de temps je résiste au poursuivant. Maintenant c'est autre chose, avec le vent partiellement favorable (normalement légèrement dans le dos côté bras gauche) et selon les routes utilisées parfois à 100% favorable, complètement dans le dos, je me retrouve sans problème à croiser à plus de 30 km/h presque en permanence, presque sans efforts voir sur son compteur 35, 40 et plus ... (sans redbull) vous donne des ailes. Je dis sans efforts car la respiration est normale, je pourrais converser sans problème ... mais comme je suis seul, je n'ai personne à qui parler.

Comme prévu après 5 ou 6 km, le copain d'Alain me rejoint. Je lui dis que cela va mieux avec le vent et sur une longue ligne droite, je mets « un rapport » dont Alain disait (probablement pour m'encourager) qu'il ne voulait plus pousser, et je m'éloigne de son copain. Je suis sûr qu'avec ce vent dans le dos, Alain a, sans problème pu pousser son tout dernier rapport et en a même cherché un autre ..., n'est-ce pas Alain?).

Thierry rejoindra quelques kilomètres plus loin à la suite d'une erreur de navigation de ma part. Deux routes à droite, j'ai pris l'angle plus aigu ... mauvais choix, c'était l'autre et Thierry me passe à ce moment.

Quelques kilomètres plus loin, je le retrouverai sur le bord de la route et lui demanderai si tout va bien, comme cela va, je continue. Il arrivera un peu après moi au troisième contrôle où je vois Alain manger ses tartines sur la place à côté du contrôle. Comme on y sert de la nourriture, ... on ne peut manger ses tartines à l'intérieur. Alain mange donc dehors, dans le froid, s'il ne veut pas retourner avec ses tartines. J'entre pour boire ... et « ne pas manger ma banane ». J'aurai promené mes 2 bananes et les 2 gaufres offertes par l'organisateur au départ pendant ces 200 km. J'avais bien mangé hier et mangé une banane et des dates ce matin mais j'ai parcouru ce BRM en mangeant une banane et en buvant une boisson à chaque contrôle (ce n'est pas assez mais heureusement je n'en ai pas souffert).

Je ne me suis pas attardé au dernier contrôle et je suis reparti seul. Lors de cette dernière partie il y aura l'une ou l'autre portion de quelques kilomètres contre le vent où je reverrai 13 km/h sur mon compteur et je devrai m'efforcer de rester sur la route. Il faut absolument rouler à plus d'un mètre du bord droit de la route, pour ne pas voler hors de la route, et j'ai même évité de rouler sur une piste cyclable car elle n'était pas de bonne qualité (dalles de béton avec des décalages de plus de 2 cm ... plus que la hauteur de nos pneus) mais en plus avec un tel vent environ 1 mètre de large c'est « trop juste » pour rester dessus en sécurité.

Je reverrai l'un ou l'autre randonneurs, Thierry et 2 autres qui me dépasseront ... de l'autre côté d'un cours d'eau, j'étais resté sur la route ... Apparemment cela allait plus vite sur la voie pour cyclistes ;Sourire En fin de parcours, ... je me retrouve sur une piste cyclable recouverte, ici et là, de sable mouillé, assez casse-gueule, et à la toute fin avec une trace qui coupe complètement dans les dunes ! ! ! (ta faute Patrice, il faut toujours tout vérifier la totalité de la trace qu'on te fournit ... ). Heureusement, un petit chemin de promenade dans les dunes m'a permis de rejoindre l'arrivée.

Ci-dessous la trace à suivre 

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Et la trace que j'ai suivie de la Zeedijk à travers les dunes

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Samedi 28/03/2015 : Le BRM 200 d’Ostende
Par Pierre-Yves Rosoux

Une trentaine de randonneurs avait rendez-vous sur le parking de Middelkerke samedi matin pour le BRM 200 km d’Oostende, dont Patrice, Alain et moi-même. Etaient-ce les prévisions météo peu clémentes qui en avaient découragé plus d’un ? …

Après avoir rempli les formalités d’inscription dans le coffre d’une voiture, on se met en selle et un crachin se met déjà à tomber. Il nous accompagnera avec le vent de pleine face pour la 1ère moitié de parcours en direction de Therouanne. Nous roulons en peloton serré sur des pistes cyclables étroites et boueuses.

La cadence est de plus en plus soutenue et après 35km, nous sommes déjà en France. Peu avant le 1er contrôle, Patrice décroche légèrement. Il nous rejoindra quelques minutes plus tard au premier bistrot.

Après avoir tous été bloqués de longues minutes à un passage à niveau, le hasard fait qu’Alain et moi-même sommes en tête de peloton ! L’Aurore-cyclo prenant ses responsabilités, nous voilà à deux de front à souffrir face au vent et parfois même sur quelques bosses. Le problème c’est que derrière, personne n’a l’air décidé à nous relayer et nous resterons dans cette position près de 10 kilomètres !

Ensuite le paysage est un peu plus vallonné, les plus forts se démarquent et impriment une très belle cadence dure à suivre, le deuxième arrêt-contrôle arrive à point. A ce moment notre moyenne est de 26 kmh.

Une fois rassasié et refroidi, on décide de se remettre rapidement en selle. Nous sommes 4 et les sandwiches sur-vitaminés d’Alain font de l’effet !!! Alain pousse –avec le vent dans le dos- son plus grand développement, et roule imperturbablement à 30kmh en montée, 40 kmh sur plat et va titiller les 50 kmh en descente. La démonstration du ‘secrétaire-général’ est impressionnante, on rattrape deux ‘échappés ‘ et roulons alors 6. Alain est déterminé, ses grandes jambes font tout le travail … Derrière c’est dur ! Tel un ‘tueur’, pas un regard derrière-lui pour se rendre compte des dégâts, il a fait imploser le groupe, il voulait connaître mes limites, c’est chose faite ! Sourire

Au dernier contrôle, dans la région de Poperinge, on apprend que manger son sandwich dans une taverne n’est pas autorisé (très sympa) et on ne s’attarde donc pas… On roule à nouveau à 4, et autour de Furnes on se coltine quelques passages de 3 à 4 km avec le vent de face très violent. Un bref coup d’œil sur le compteur, on roule à 16kmh ! Ensuite on rentre parallèlement à la côte en direction de l’aéroport d’Oostende, on a eu notre dose pour aujourd’hui ! Au final, on est à peine en train de ranger les vélos que Patrice est déjà-là, il n’a pas perdu beaucoup de temps en route ou alors il fait des pauses très courtes !

L’affaire fut bouclée en juste 8h, avec une moyenne –hors pauses- de 28,4 Kmh.

 

 

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Samedi 28/03/2015 : Une limace peut-elle geler ?
Par Benoît Leclere

La limace jaune et bleue a failli geler ce matin tellement la pluie fine était glaciale. Au programme 105 bornes et 1090 mètres de dénivelé à Manage (le cotacols centre hainaut). Beau parcours très bien fléché mais la météo a été à partir du 30ème km détestable. La distance s'allonge, la moyenne reste basse (20.4) mais bon ... seul sous la pluie je suis content. Il est temps de se préparer pour le Ventoux.

Anecdote : au 2ème ravito, il fait tellement froid qu'on nous sert de la soupe tomate-boulette. Je dis l'air très sérieux à la personne du ravito : « les boulettes ne passeront pas dans le bidon ». Il me regarde et voit à ce moment que je rigole... alors que les autres cyclos derrière moi étaient prêts à ouvrir leur bidon pour boire.

 

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Dimanche 22/03/2015 : Comme c’est beau de les voir tourner
Par Alain Darville

Je suis déjà mort au départ, je n’ai pas récupéré de hier, mais je suis là, pour accumuler des kilomètres. Eric veut faire son 100, et nous le ferons avec Pierre-Yves et Jean-Louis. Stéphane ne veut pas faire plus que 60 km, Daniel, Benoît et Michel vont rouler de leur côté.

La longue indisponibilité de Jean-Louis est déjà gommée, il roule déjà très fort. Pierre-Yves et Eric font aussi des relais assez puissants. Qu’est-ce que je fais avec ces 3 gugusses. Dès que ça monte, je suis au ralenti, mais comme ils sont gentils, ils m’attendent régulièrement. Nous nous approchons de plus en plus de l’Escaut. En passant devant l’usine Callebout, ça sent le chocolat, et cela me rappelle que j’ai oublié de prendre quelque chose à manger.

Le long de l’Escaut, le vent est de face, et nos trois lascars vont commencer à s’organiser. Ils tournent, tournent et tournent régulièrement et assez vite. Comme c’est beau de voir ça, assis « confortablement » sur le vélo à l’abri du vent. Je ne tourne pas, je veux rentrer à la maison autrement qu’en ambulance et le vent, j’ai eu ma dose hier. En roulant comme ça, on avance très vite.

Mais pour le retour, cela va être un peu plus laborieux. Le vent est souvent favorable, mais ça monte de plus en plus aussi. Finalement, je ne peux plus suivre, et je vais finir seul les 10 derniers kilomètres. Content d’être arrivé, et content aussi d’avoir pu compter sur les Eric, Pierre-Yves et Jean-Louis pour me protéger du vent.

 

Photos de Jean-Louis:

 

 



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Samedi 21/03/2015 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

Patrice voulait partir tôt, ce samedi, il devait être à Bruxelles à 18h. Pas de problème, nous allons partir avec le groupe lent à 07h du matin. Il faut se lever tôt pour faire du vélo…

Nous partons donc avec le groupe, mais après 1 km, je crève. Le groupe est parti, je n’ai plus qu’à me débattre tout seul avec mon pneu. Ma super pompe conseillée par Patrice, pompe super bien et après 10 minutes, je suis reparti. Mais le groupe lent, n’a de lent que le nom. Comme il n’y a pas de vent, et le peu qu’il y a, pousse un peu dans le dos, je commence une chasse longue, très longue.

Je passe un premier sous-groupe à l’arrêt pour crevaison, avec Jan. Je rattrape André, le temps de parler un peu, et je continue. Après 40 km, je retrouve le groupe de Patrice à l’arrêt pour crevaison (2ème). Je ne m’arrête pas, je n’en vois pas la raison, mais quelques cyclos, dont Patrice, en profitent pour me suivre. Il n’est que 09h20, quand nous arrivons à Alphen, le premier contrôle.

Un gros ¼ d’heure après, nous sommes déjà repartis, le temps de voir arriver le groupe rapide, qui n’est sûrement pas parti à 08h.

Maintenant nous sommes 6. Trois cyclos se connaissent, dont un très fort. Patrice, et un cinquième avec qui je vais finir ce BRM.

Le vent se renforce et est dans le dos. Ça roule assez vite, sans trop forcer. Comme seuls Patrice et moi, nous avons un GPS, nous servons de guide. Patrice, au début, roule encore une fois comme un pèté, avec des développements que même moi je ne mets pas (plus).

Dans les zig-zags des bois et des toundras (Peelsche Heide), Patrice nous abandonne. Je me retrouve seul à guider le groupe. L’avantage, c’est qu’ils ont besoin de moi, l’inconvénient, c’est qu’ils ne sont pas si forts que ça, et je me retrouve bien trop souvent en tête.

A 11h20, au km 110, nous sommes au 2ème contrôle, on va faire du golf. Enfin, non, on aurait pu.

Une ½ heure après, nous repartons, cette fois, à trois. Les 3 copains, estiment sans doute qu’on roule trop vite. Mais maintenant, il reste 90 km, vent de ¾ face. Et le vent est bien là. Il souffle vraiment fort, et de temps en temps, il pleut.

Patrice reste un peu avec nous, mais de plus en plus, il lâche du terrain. On ralentit pour l’attendre, mais il ralentit aussi. Il ne veut plus rouler avec nous, il veut faire ce qu’il aime : Rouler tout seul, vent de face pendant de longues heures.

Mon nouveau copain est super. Il ne roule pas à l’économie, et nous nous relayons régulièrement. Ce qui fait que nous avançons malgré tout à une bonne allure.

Le 3ème contrôle à Ternaard est atteint à 13h26, le café est fermé, il ouvre à 13h30. On n’attend pas trop longtemps. Le groupe fort arrive un peu après, avec Patrice. Mais nous n’attendons pas pour repartir. Et c’est à deux, que nous allons finir ce BRM. Mais le vent, nous use de plus en plus, et c’est au ralenti que nous finissons le parcours en traversant Lier.

Le BRM est fini à 15h20, Patrice arrivera 20 minutes après, un peu après le groupe.

Le plus dur après ça, c’est de marcher et d’essayer de sortir dignement du café, avec toutes crampes aux cuisses qui se sont déclarées en attendant Patrice.

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Samedi 14/03/2015 : Le BRM 200 de Villance

Par Patrice Martin

Comme convenu Francis, sympathique organisateur du BRM 200 km de Villance, est venu me chercher à la gare et nous sommes allés au local.  Nous avons déchargé la matériel pour le lendemain et installé la salle, il m'a tout expliqué (électricité, éclairage, café, soupe, ...) et un autre cycliste s'est même annoncé, il allait arriver vers 21h30.

Je me suis reposé de 19h30 / 20h à 21h30 et "Jérôme" (de Huy avec un vélo couché) est arrivé. 

La nuit s'est bien passée.  J'ai eu un peu froid ... mais j'avais peur de trop me couvrir et de "suer" la nuit car, je devais mettre les mêmes vêtements le lendemain. Et partir dans le froid avec des vêtements humide, c'est pas bon.

Températures annoncées : 4 à 8 degrés ... ouais ...  à Bruxelles ! ! ! mais là-bas c'est 0 et -1 ! ! !  J'ai donc mis tous mes vêtements (réserve seulement un coupe-vent randonneur tout mince, tout mince ! ! !  et une peau de cervelas anti-pluie).

 Parti avec le premier groupe vers 7h  (pour avoir encore un train à Libramont pour revenir à Bruxelles, toutes les heures 04 :  18H, 19H, 20H et dernier train à 21H), je me retrouverai seul après ... 5km, en remettant ma roue je n'avais pas reconnecté la prise pour la dynamo dans le moyeu et j'ai dû m'arrêter pour la reconnecter.  J'ai donc décroché du groupe, J'ai rejoint  Bernard Peguin à 20 km  et Roger Bourgeois m'a rattrapé.  Ici et là nous nous sommes revu lors de ravito et de contrôle.  Mon "compagnon" nocturne, Jérome de Huy, parti une heure après moi (8H) m'a salué et dépassé à 80 km, ... çà file un vélo couché sur le plat (il a bien des difficultés en montée mais le plat et les descentes, en plus de sa jeunesse, compensent largement). 

Le groupe "rapide" (30 km/h parti à 8H aussi) m'a rejoint juste au second contrôle à 102 km.  Là j'ai vu plusieurs randonneurs Roger, Marc Dejans, Ronny Vanmarsenille, un autre qui roulait avec lui et dont j'ai oublié le nom (qu'il m'en excuse) et encore d'autres que je connais de vue (il faudrait aller sur le site de Geert Lammens  www.jefke06.com pour y retrouver les noms). 

J'ai aussi vu d'autres randonneurs comme Marcel Fieremans, Guy Roefs et Etienne Bundervoet.   Guy nous a photographié ici et là et ses photos seront plus complètes que ma mémoire défaillante.

Marc me propose, comme il retourne à Mechelen,  de faire un détour par Bruxelles pour me ramener.  C'est bien gentil mais comme je ne sais dans quel état je finirai, ... Je lui dis de ne pas m'attendre au cas où ... je terminerais à la ramasse.  Pas de problème pour lui, il attendra.  Je l'en remercie et nous repartons ensemble mais je m'aperçois que Marc est bien affuté et plus fort que moi dans les montées. 

Il préfère rester non loin de moi car il a oublié sa pompe (ou cassé récemment), je serai son "vélo-secours", un peu plus loin, il est arrêté.  Problème : les vitesses ne passent plus à l'arrière (gênant pour les dénivelés).  Solution, il faut choisir une vitesse à l'arrière et ... avec les trois plateaux avant, il lui restera un vélo à 3 vitesses !!   Malheureusement avec les réglages que je lui fais on ne peut mettre que l'avant-dernière "petite vitesse" et cela risque d'être difficile en montée. On va jusque Bouillon mais là ... pas de marchand de vélos.  Un riverain nous donne une bombe de "graisse" pour essayer de déloquer le changement de vitesses (je croyais qu'une petite pierre était venue bloquer les petits engrenages dans la poignée).

Rien n'y fait.  Ronny et son compagnon de BRM arrivent. En "chipotant" au câble, Ronny s'aperçoit qu'il est cassé, la "boule" de tête de câble a cédé. On lui explique la situation et il faudrait choisir une seule vitesse.  Et Ronny, ayant été témoin d'une réparation de fortune, nous invite à la réaliser. 

Mode d'emploi :

Pousser à la main sur le dérailler arrière pour le mettre "sous la vitesse" désirée (il faut choisir selon sa force et le terrain où on roule, ici dénivelé) et maintenir le dérailleur dans cette position.

Dévisser le porte-gourde avant, les deux "boulons". 

Tirer sur le câble de sélection de vitesses arrière pour le tendre pour qu'il maintienne cette vitesse et l'enrouler autour du boulon "supérieur", resserrer ce "boulon". 

Passer le câble sous le boulon "inférieur" pour une deuxième fixation et resserrer ce deuxième "boulon". 

Marc a ainsi été sauvé et a pu repartir, toujours avec trois vitesses, mais cette fois mieux adaptées au relief. 

Nous repartirons ensemble ... mais je ne reverrai plus personne, si ce n'est à l'arrivée.   Marc m'attendait et je n'ai pas dû retourner à la gare de Libramont, il m'a reconduit chez moi, devant ma porte.  Encore merci à Ronny pour cette solution  "randonneur en autonomie" efficace et à Marc pour ce retour "dans un fauteuil".

 

 

 

 

 

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Dimanche 08/03/2015 Sortie calme, mais le vent…
Par Alain Darville

Le dimanche d’après le samedi et son BRM, je suis toujours aussi crevé. Et pourtant j’y vais, au RDV du club, il fait beau, il va y avoir du monde et je dois monter mon niveau qui reste bancal. Nous allons faire 80 km, et non 100 km comme l’implorait Eric à genou. Ce sera le 90 km du triangle raccourci.

Du monde, il y en a, comme les revenants Freddy et Stéphane qui a fini de se remettre de sa côte cassée aux sports d’hiver. Jean-Paul, Jos, Papa Fabrice et Fiston Gabriel vont venir avec nous. Guy, Daniel et Eric II ainsi que Michel, vont rouler plus court. On part à l’heure, au ralenti, mais déjà une partie du groupe est à la traine pour toute une série de raison.

Eric et moi, on se promène devant à 20 km/h en attendant désespérément que cela revienne. Moi, ça m’arrange, mes muscles ne veulent plus travailler, pourtant ils devront le faire encore 80 km.

Finalement, le groupe se reforme et nous sommes partis, vent dans le dos. Cela finit par ne pas trop mal rouler, on avance à un petit rythme, Eric confondant encore les A et les triangles.

La partie raccourcie du 90 km est une de mes improvisations dont j’ai le secret, mais il faut enlever 10 km au tracé officiel.  Nous nous égarons à travers champs et ravel en faisant du VTT sur des chantiers et en regardant les voitures à l’arrêt sur l’autoroute pour aller à la mer.

Ensuite il reste 20 km vent de face, c’est bien on en a fait 60 en l’évitant. Pas mal…

A un moment donné, quelqu’un crie « Stéphane n’est plus là !!! ». Je l’attends quelques minutes. Rien à l’horizon. Je repars pour voir que personne n’a attendu. Je finis par retrouver les copains, qui se sont aperçus de mon absence avec un Stéphane en pleine forme qui ne nous maudissait pas encore. J’ai attendu quelqu’un qui était devant. Gna Gna Gna !!!

Le retour est laborieux, je finis au ralenti, Stéphane nous maudit en mourant dans les côtes, et je finis par finir à l’agonie (moi aussi) dans la dernière montée. 280 km en deux jours, les kilomètres commencent à revenir.

Freddy s’étonnait de sa forme après une si longue absence, surtout qu’il se tape encore 30 km pour faire l’aller-retour chez lui, tout ça pour seul but de perdre 200 grammes. « Finalement, je suis content de ma sortie, je ne suis pas trop fatigué ». Puis en regardant sa moyenne :  « A oui, je comprends mieux !!» : 24 km/h. S'il le dit...

 

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Samedi 07/03/2015 : Même pas peur

Par Alain Darville

Le BRM 200 km  de Mouscron est à l’inverse de notre 200, est caractérisé, année après année, par un vent dans le dos pour partir et un vent de face pour revenir.100 km vent de face, c’est un bon exercice.  Sachant cela, on est quand parti le faire : On, c’est André, Pierre-Yves, Patrice et moi.

Aux inscriptions, j’essayais de montrer à Pierre-Yves, les célébrités des BRM, dont Mic et Kristof. Je luis expliquait qu’en 2012, j’avais fait ce BRM dans le groupe de Kristof, qu’il avait tout fait devant, sans jamais laisser un relais à quelqu’un, qu’on avait roulé à plus de 30 km/h de moyenne et que Patrice avait terminé deux heures après moi.

Thierry, un BRMiste confirmé et un ancien copain de l’armée est là aussi, on va rouler ensemble.

Vers 07h15, qui est-ce qui se mettent en route ? Kristof et Mic + deux autres cyclos.

Patrice y va, en hurlant, « GO GO GO !! ». Même pas peur le Patrice. Il va mourir derrière Kristof, et pourtant… On se retrouve donc, Pierre-Yves, Thierry, Patrice et moi, à suivre le groupe de Kristof. Vent dans le dos, ça roule, mais finalement pas si vite que ça, on tient tout juste le 30 km/h de moyenne. Je pensais qu’on ferait du 35 km/h. Je saurai très longtemps plus tard pourquoi.

Mais cela avance vite. On dépasse Robert, André, et d’autres cyclos. Comme Kristof prend des chemins alternatifs au tracé officiel, on croise parfois d’autres cyclistes qui font le BRM. Wevelgem, Passendale, Zedelgem sont passés asap pour arriver à Brugge.

Patrice à la faveur d’une pause pipi a pris les devants. En traversant des travaux, nous nous sommes retrouvés sur deux routes parallèles. Patrice pensait qu’on était devant et chassait pour revenir. Nous, on se promenait derrière lui, à une bonne centaine de mètres de distance. Finalement un peu avant d’arriver à Brugge la jonction s’est faite, toujours Kristof en tête.

Brugge est contourné, maintenant nous passons par Damme. L’allure s’est considérablement accélérée, maintenant on tient le 35 km/h. Cadzand est atteint à 11h15. 104 km faits en 3h30, +- 30km/h de moyenne. Patrice a battu son record.

Mais la pause est la bienvenue. Bien boire et bien manger sont nécessaires, car il faut bien ça pour attaquer le retour et ses 100 km vent de face.

25 minutes plus tard, nous repartons, en formant un groupe d’une dizaine de cyclos. Il faut 50 mètres pour comprendre que cette fois, Kristof ne va plus attendre, il est parti comme une fusée et c’est la débandade derrière. Pas grave, on va s’organiser. Patrice tire un gros relais et disparait. A tout jamais sur ce BRM.

Nous continuons, Thierry, Pierre-Yves et un 3ème cyclo. Nous reprenons Mic et Marcel, ensuite un autre cyclo, puis deux autres. Notre groupe s’agrandit au fur et à mesure que nous reprenons les victimes du groupe de Kristof. Continuer seul face au vent, c’est mortel. Patrice va le comprendre, lui qui n’a pas voulu/pu s’accrocher au notre.

Avec Mic tout devient « facile ». C’est lui qui devient le meneur du groupe, et nous allons apprendre à tourner face au vent. Tourner par la droite quand le vent vient de droite, par la gauche quand…

Au début, c’est un peu n’importe quoi, on se retrouve à trois de front. L’allure s’accélère à chaque relais. A la fin, à 30 km/h face au vent, je déclare forfait. Thierry a déjà renoncé depuis longtemps. Mais Mic fait ralentir le groupe, je reviens et on continuera à du 26/27 km/h.

Landegem, deuxième contrôle, nous arrivons à 13h20, les 42 km ont été faits en 1h38. Mais Patrice n’arrivera jamais. Thierry est là et va repartir avec nous.

Maintenant, nous allons rester, pendant plus de 40 km, le long du canal et de la Lys, en passant par Deinze, Harelbeke et Courtrai. A Harelbeke, il y a des travaux et nous faisons une fameuse déviation.

Et nous continuons imperturbablement à tourner. C’est devenu automatique à force de répéter le mouvement. Et dire que Pierre-Yves pensait que le cyclisme était simple, il va vite apprendre tout ce qu’il faut savoir.

A Lauwe, nous quittons la Lys pour passer par Mouscron et arriver à Luingne. Mais c’est dur, tous ces kilomètres vent de face ont laissés des traces, et maintenant ça monte.

Et dire que Mic me dit qu’il va faire une année calme cette fois-ci, Patrice peut y aller pour être champion des BRMiste. Mic ne fera que Paris-Brest (année calme ??). Il vient de faire ce BRM 200 à 28 km/h de moyenne, en n’ayant fait que 70 km depuis le début de l’année. Ce n’est pas la même planète… Mais j’ai compris pourquoi Kristof ne roulait pas trop vite les premiers 100 km, il voulait rester avec Mic, nous ça nous arrangeait.

Il est 16h quand nous arrivons. Kristof est là depuis longtemps (c’est carrément une autre galaxie !!), et nous arrivons parmi les premiers. Je veux bien le croire, je ne sais plus marcher et je ne ferai pas du stretching comme Patrice, je préfère m’affaler sur une chaise. Pierre-Yves est en forme, comme toujours, je ne connais toujours pas ses limites… Thierry un peu à cours d’entrainement arrive un peu plus tard.

Patrice arrivera 40 minutes après nous. Le 2ème contrôle, je ne sais pas où il l’a fait, lui non plus. Mais seul vent de face, il a fini à 18 km/h.

 

 

 

 

 

 

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19:19 Publié dans mars-2015 | Lien permanent | Commentaires (0)

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