07/04/2015

Sorties Avril 2015

 

Samedi 25/04/2015 : Le BRM 200 de Chimay
Par Alain Darville

Le BRM de Chimay n’est pas le BRM le plus facile de la saison, le dénivelé annoncé est de 2000 m, mon compteur va monter à 2250 m pour 200 km, ce n’est pas mal. En plus Chimay, n’est pas une ville qu’on peut atteindre rapidement : 1h40 de Bruxelles, il faut se lever tôt pour être déjà là à 7h. Avec en plus mon GPS de voiture qui ne m’envoie pas au bon endroit, il a fallu que Patrice devienne mon copilote avec son GPS de vélo.

Bon on est juste à temps pour partir avec le groupe de 7h15, sauf que Patrice popote avec tout le monde et fait une inscription de 10 minutes, comme ça il est sûr que le groupe est parti et qu’il pourra rouler à son rythme. Dommage, on a raté Pierre-Yves, Bertil, Bruno, Guys, Marcel et d’autres.

Nous partons donc un peu après 7h25 à deux, pour tracer loin derrière le groupe. Nous rattrapons rapidement Bernard et Antonio. Le dénivelé s’accumule rapidement, et Patrice me suit, et même me précède. Pour une fois, il essaye de forcer dans les montées, sans doute la forme qui arrive tout doucement. La pluie et le vent n’aident pas trop pour rouler, en plus les routes en France ont l’air de tout doucement se dégrader, certaines sont vraiment très mauvaises, d’autres ont un asphalte très rugueux.

Jusqu’au kilomètre 60, on tient le 24 km/h de moyenne, mais ensuite quelques côtes assez pentues vont mettre à mal la bonne volonté de Patrice et la mienne aussi.

A Chéry-Lèz-Rozoy, la gendarmerie nous arrête. Dans un virage, au bout d’une descente, un tracteur et sa remorque ont défoncé la façade d’une maison qui risque de s’effondrer. Il faut faire demi-tour et trouver un autre chemin. Il faut atteindre Rozoy-Sur –Serre par un détour de 6 kilomètres et retrouver la trace. Nous le faisons avec un autre cyclo, laissé pour compte du groupe qui monte les côtes trop vite.  Yves me dira qu’il était prêt à passer par les jardins pour contourner la maison, mais les gendarmes ont été inflexibles, et les gendarme français ne sont pas les plus commodes du monde.

Mais maintenant, les côtes sont trop longues, pour Patrice, pour arriver au 1er contrôle, au kilomètre 93, ai lieu du 87 prévu à Dizy-le-Gros. Il disparait. Je l’attends ¼ d’heure au contrôle et il n’arrive pas. Le connaissant, il s’est arrêté ailleurs, dans une boulangerie ou un café. Il aura donc deux cachets pour ce 1er contrôle, un dans un café, et un au contrôle officiel. Le contrôle officiel avait un copieux ravitaillement, parce qu’il n’y a pas beaucoup de participants, une bonne vingtaine.

Moi, je ne l’attends plus, le vent sera dans le dos pour aller à Rethel, j’y vais à fond la caisse sur le grand plateau. Il ne faut qu’une 1 heure dix pour faire les 37 km qui séparent les deux contrôles. A 12h40 je suis à Rethel  au kilomètre 130 (124). Je retrouve au café, Guy, Marcel, Etienne, Frank, et quelques autres.

Patrice était donc derrière. Yves et Alexis (dont je me trompé de nom pour le 300 de l’Aurore, c’est corrigé, et mes excuses) l’ont vu faire du hors-piste. Patrice n’a remarqué qu’au kilomètre 120 que le parcours était fléché, avec de belles flèches fluos, presqu’immanquables. Il voulait donc suivre la trace de son GPS à tous prix. A Château-Porcien, la trace suit le Canal des Ardennes, sauf qu’il n’y a pas de route. Le chemin en terre fini dans les champs et il semble que Patrice est allé parler aux vaches. Yves de la route lui a demandé ce qu’il foutait là : « JE VEUX SUIVRE MA TRACE !!! » lui cria Patrice.

La trace GPS était parfois différente du fléchage au sol. Ce n’est pas nouveau, c’est comme ça depuis que je fais ce BRM, déjà en 2011.

Effectivement, le café de Rethel est en dehors de la trace GPS, ce dont Patrice se plaindra encore, mais si on ouvre les yeux, le fléchage au sol était très bien fait.

Le contrôle de Rethel fini, je repars par une assez longue côte. C’est un peu plus difficile, le vent est de côté, et la route est assez dure. En plus maintenant, ça va remonter, tout doucement.

Le dernier contrôle est au km 163 (157) à Liart. Encore une fois le ravito est offert par le club. Pour les derniers 40 km, ça va rouler. Le vent est tombé, il y a encore moyen de tirer de grands braquets.

Le BRM est fini à 16h20, 8h50 (dont 8h09 roulé) pour le faire. 204 km, 2200m de dénivelé.

Il ne me reste qu’à attendre Patrice. Je vois encore Bertil et Bruno. Bertil a cassé sa chaine, Bruno l’a réparée. Pierre-Yves était déjà reparti depuis longtemps.

Yves et Alexis arrivent un peu avant Patrice. Alexis a aussi cassé sa chaine. Patrice est là à 17h10 tout remonté. Il va dire que la trace GPS n’est pas bonne aux organisateurs et qu’il n’a pas apprécié la grosse lapée de la vache dans la prairie.

Et maintenant, c’est un repos forcé, du moins pour les BRM, pour le week-end prochain.  

 

 

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Samedi 18/04/2015 : Le BRM 400
d’Herentals

Par Alain Darville

Le BRM 400 d’Herentals est un BRM plat, sans grosse difficulté qui traverse trois pays : La Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Mais cela reste 400 km à faire…

Comme le départ est à 04h00, Patrice et moi, nous allons déjà à Morhoven le vendredi soir, pour aller dormir chez Jeannine, chambre d’hôtes où Patrice est un habitué. Nous y rencontrons un hollandais qui va aussi faire le BRM.

A 03h00 on se lève et on déjeune, mais visiblement ce n’est pas assez tôt pour Patrice qui met déjà ½ heure avant d’aller déjeuner. Le temps de se mettre en route, nous arrivons à 03h55 aux inscriptions. Je ne sais même pas qui est là, le groupe est parti, le temps que Patrice mette ses gants, son GPS, etc…

Comme d’habitude, on commence une chasse pour essayer de réintégrer ce groupe.  On dépasse Antonio, Bernard et Jose Maria, et on continue, les lampes rouges du groupe pourchassé sont de plus en plus visibles, j’arrive à 20 mètres des derniers à un croisement, et puis plus rien, plus de Patrice. Je suis dans le noir complet, même plus une lampe loin derrière. J’arrête la poursuite, cela faisait déjà 13 km qu’on roulait comme des fous, sur un 400, ce n’est pas raisonnable. Je continue donc tranquillement, en me disant qu’il finira bien par revenir. Mais cela dure de longs kilomètres.

Finalement, il arrive accompagné de 6 hollandais, avec qui nous allons rouler presque jusqu’au 1er  contrôle à ‘sHertogensosch aux Pays-Bas au km 101, mais eux aussi ils disparaissent, ils ont dû s’arrêter, mais pourquoi ?

Pour en revenir à la disparition de Patrice au km 13, celui-ci a fait un magnifique vol plané en sautant sur une bordure qui coupait la route à un croisement. Avec ses lunettes de soleil, genre glacier alpin, je me suis demandé s’il voyait clair la nuit, j’ai ma réponse même s’il m’assure qu’avec ses lunettes de soleil il voit comme en plein jour. Plus de peur que de mal, rien de cassé, ni pour lui, ni pour son vélo. Yves qu’on verra plus tard, parti encore après nous, a pèté son pneu arrière en passant sur cette bordure, mais il devait rouler encore plus vite que nous.

La nuit est froide, le thermomètre descend à -1°c, ce qui commence vraiment à faire froid. Il est temps que le soleil se lève pour réchauffer tout ça.

Nous arrivons à 08h au premier contrôle dans une boulangerie. Tous ceux de devant sont déjà partis, ils doivent vraiment rouler vite. On mange des couques hollandaises. Je me demande comment Patrice va gérer son 400 avec ce qu’il a pris à manger : des dattes, une tartine, un œuf et une banane. Avec ça je ne fais même pas un 200 km.

Les hollandais arrivent dans la boulangerie quand nous partons, 25 minutes d’arrêt, cette fois-ci on a fait court.

Le vent s’est levé avec le soleil, et comme c’est un vent de Nord-Est, on va l’avoir de face pendant 140 km. On va longer la Meuse pour ensuite passer à un autre cour d’eau : Le Waal. Rivière qui se jette dans le Rhin. Nous allons suivre cette rivière pendant de nombreux kilomètres jusqu’au contrôle 2 au km 172 à Nijmegen. Nous y arrivons à 11h30. Nous tenons le 25 km/h face au vent, même si les relais de Patrice sont toujours aussi imprévisibles.

Pendant notre arrêt, Yves arrive aussi. Il est seul depuis le départ, mais visiblement, il est tellement fort que cela ne le dérange pas. Toujours aussi excité, il veut repartir avec nous, même si on lui dit qu’il va devoir fameusement ralentir la cadence.

Un peu après être parti, je m’aperçois que j’ai oublié ma gourde, demi-tour, je laisse partir Patrice qui ne s’est rendu compte de rien, et qui ne roule jamais aussi bien que quand il est devant. Ma gourde n’est plus là, je me dis qu’Yves l’a prise et qu’il fait une chasse derrière nous. On s’est croisé dans la ville sans se voir. Avec tout ça j’ai perdu 7 minutes que je dois refaire, vent de face, ça va être long. Et de fait, c’est long. Quand Yves a rattrapé Patrice, ils se disent qu’il y a un problème : j’ai disparu.

Yves m’appelle pour dire qu’ils m’attendent. On se retrouve enfin et on continue à trois. Merci Yves.

Mais l’allure de Patrice ne convient pas du tout à Yves qui finit par partir. Patrice qui a mangé son œuf au 2ème contrôle commence à ralentir de plus en plus. C’est le moment de parler un peu des pistes cyclables allemandes. Pas terrible. On se croirait en Belgique. Quand on vient de Hollande, il y a un monde de différence. Il faut une bonne suspension au vélo, ou à défaut un bon derrière.

Maintenant, c’est le Rhin que nous allons longer pendant de très nombreux kilomètres.

Patrice a une fringale. Il s’arrête pour manger sa boîte de dattes, à 5 km du 3ème contrôle au km 243, à Alpen. Nous sommes dans une boulangerie allemande, et c’est là qu’on s’aperçoit que cela devient compliqué de s’exprimer dans une langue qu’on ne connait pas. Même Patrice, le polyglotte a des problèmes. Les gâteaux sont des doubles portions par rapport aux nôtres, et la digestion va être laborieuse. La double pause nous a coutée 45 minutes et nous repartons avec enfin le vent dans le dos à 15h50. Les hollandais nous ont rattrapés. Les hollandais étaient précédés d’un allemand, qui s’efforçait de parler en allemand à tout le monde. Les hollandais pouvaient encore le comprendre, mais nous, pas un mot. Sauf un mot que nous avons appris, mais qui ressemble au hollandais : « Stempfel ».

Nous repartons de Alpen, c’est là que nous aurons eu les deux côtes du parcours. Ça fait du bien, ça change du plat continuel.

Nous accélérons un peu l’allure, et maintenant, nous allons retrouver la Meuse. Nous la passons à Venlo, aux Pays-Bas, où les pistes cyclables font du bien. Ça roule bien.

Les batteries du GPS de Patrice ne tiennent jamais longtemps, forcément, elles sont toujours à moitié chargées, donc il faut régulièrement s’arrêter pour les changer. Quand le pense que mon GPS n’utilise même pas toute la charge de deux batteries pour faire un 400, je me dis que Patrice pourrait déjà un peu s’alléger s’il chargeait ses batteries.

Nous arrivons au 4ème contrôle à Weert, au km 333, il est 19h20. Nous allons y rester 1heure, Patrice a faim (m’étonne pas). Je vais dons aussi manger, cela me changera de mes tartines. Cela ne va pas très vite pour être servi. Mais mon omelette va passer difficilement. Sur ce BRM, je n’ai pas arrêté de bouffer, si ça continue je vais grossir en faisant des longues distances. A l’inverse de Patrice qui ne veut presque rien manger, sauf quand son corps ne lui intime l’ordre, pour essayer de maigrir un peu et passer plus facilement les côtes.

Il est 20h20 quand nous repartons, nous nous équipons pour refaire la nuit. Le retour va être long, le long du canal interminable.

Le vent est tombé, il ne nous aide plus, et j’essaye de tenir le 25 km/h, mais avec Patrice, cela devient plutôt le 21 km/h.

A un moment donné, Patrice est 100 m derrière moi, puis par magie il se retrouve 100 m devant moi. Il a pris un raccourci, il me faut du temps pour me rendre compte que c’est lui, je pensais que c’était l’allemand, et je n’osais pas trop me rapprocher de peur de devoir l’écouter parler dans cette langue.

Finalement, je le passe et maintenant  j’en ai un peu marre, et je le laisse pour finir un peu plus rapidement.

Il est 23h30 quand ce BRM est fini. Il a fallu 19h30 pour le faire, dont 16h30 (410 km avec mes allers-retours) à le rouler. Nous avons fait 3 heures de pause avec seulement 4 contrôles. Patrice arrive un peu après en s’étant emberlificoté dans ses traces aller-retours qui se chevauchaient. Nous retrouvons Jan qui attendait les deniers randonneurs.

Visiblement, certains ont roulé un peu plus vite que nous, avec des moyennes de 30 km/h sur un 400. Pierre-Yves était là aussi, et avec son groupe, c’est à peu près la moyenne qu’ils ont faite.

 

 

 

 

  

 

 

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Samedi 11/04/2015 : Le BRM 300 de l’Aurore
Par Alain Darville

Cette année, l’Aurore-Cyclo organise un BRM 200 et un BRM 300 en même temps. Petite expérience pour voir comment la répartition va se faire. Sur la petite quarantaine de partants, ce sera un rapport 10/30. Les BRM d’André commencent à faire peur, on n’est jamais loin d’un brevet à dénivelé mais sur 300 km, ça use… André et Philippe sont aux inscriptions et le café/chocolat avec les croissants sont toujours offerts par le club.

Les cinq premiers actuels du classement sont là : Marcel Fieremans, Bernard Peguin, Patrice Martin, Guy Roefs et moi (tant que j’y suis…). Enfin à 6h30, Patrice brillait par son absence, pas de nouvelle.

Marc Decuyper nous montre sa lampe sur batterie qui tient 90 heures et qui éclaire toute la route. Batterie qui remplace un bidon et qui pèse très lourd.

A 6h30 donc, un petit groupe s’élance dont je fais partie, encore une fois plusieurs petits groupes vont se mettre en place, en fonction des affinités.

Le tempo n’est pas trop rapide, nous allons rester ensemble jusqu’au 1er contrôle à Maleizen après 27km. Là nous arrivons quand le premier groupe part. Nous sommes aussi rejoints par les retardataires. Antonio Moreno a son nouveau vélo avec son Rolhoff, il va rouler avec Jose Maria Garcia et Bernard Peguin.

Nous repartons un peu dispersés, mais certains voulaient faire une pause pipi. Et c’est là qu’apparait Patrice pour la première fois. En sortant de nulle part et visiblement pas de la station Q8. Il va encore vexer André en ne suivant pas le roadbook et surtout il montre qu’il ne prépare absolument pas ses parcours avant de les faire, mais bon, il ne changera plus.

Patrice fera encore une apparition à la faveur d’une erreur de parcours des premiers, puis disparaitra sur l’une des nombreuses côtes.

Mais cela commence a rouler de plus en plus vite. Le groupe explose dans tous les sens.

Et surtout il commence à pleuvoir. Au début tout doucement, mais ensuite à part de brèves accalmies où on a tout juste le temps de sécher, ça recommence de plus belle. Et avec tout ça le vent s’est levé, vent d’ouest qui va nous emmerder jusqu’au 200ème kilomètre.

Je m’accroche un peu aux premiers, mais j’arrête, il reste 250 km à faire. Je vais continuer seul, jusqu’à ce que Bruno Estrebel et son copain Philippe Roels ne me rejoignent. Dans la longue côte qui part de Ham-Sur-Sambre, côte que je monte toujours à la Patrice, côte beaucoup trop longue pour moi, Bruno dit que c’est la plus dure du parcours. Il est gentil, mais André en a encore trouvées des plus coriaces. Philippe  monte encore moins vite que moi, je me retrouve donc de nouveau seul à prendre le ravel jusque Maredsous, Bruno attendra Philippe.

Sur le ravel, c’est d’abord Yves Wilmart qui revient, ensuite c’est Thierry Degueldre. Pour finir nous continuons à six jusqu’à l’abbaye où nous attend Alexis Deschuyteneer. Alexis n’a pas de GPS, il prépare ses parcours sur une carte. Mais comme il pleut depuis le 30ème kilomètre, celle-ci prend tout doucement l’eau.

On fait une longue pause, en testant les éclairs de l’abbaye, et nous allons repartir à six, Bruno, Philippe, Alexis, Thierry et moi. Thierry se fait attendre, comme il est coquet, je le soupçonne de s’être changé, il trimballe une garde-robe dans son sac de vélo. Nous croisons Patrice un peu avant de partir, ce sera la dernière fois que je le verrai.

La partie jusque Hastière n’est pas mal non plus. Côtes après côtes, le dénivelé commence à devenir fou. Mais ensuite nous continuons à quatre, Bruno attendant toujours Philippe, et Philippe n’avançant pas très fort.

Nous prenons le ravel jusque Doische, ravels qui ne sont jamais plats, mais qui montent ou descendent selon une pente régulière de 1 à 2%. Thierry a disparu sans crier gare. Mais en récupère Stefan Berinckx qui devait se tromper de sens, il repartait direction Heer-Agimont sur le ravel. Bons princes on va le ramener au 3ème contrôle juste à temps pour qu’il récupère son groupe qui l’avait lâché.

Nous arrivons à Hierges et à son office du tourisme où nous retrouvons le groupe de Stefan. A l’office du tourisme André nous avait dit qu’il y avait une jolie fille. On n’a pas eu cette chance, la fille s’était transformée en garçon. Dans les offices de tourisme que chaque village français possède, je me suis toujours demandé combien cela devait couter pour, dans la plupart des cas, servir un touriste isolé et perdu. Ici on n’a vu personne.

Thierry n’arrive pas. Bruno et Philippe font une brève apparition avant de disparaitre. On attend 20 minutes pour enfin voir Thierry qui était en indélicatesse avec le changement d’une chambre à air.

Nous repartons maintenant, après une nouvelle très longue pause, direction Virelles pour faire 40 km vent de face, avec de très belles montées. On reste dans le planning d’un cyclo-côteur. Rapport 1/13 : 100 km = 1300 m de dénivelé.

On repasse Bruno et Philippe, Philippe qui semble rouler de moins en moins vite. Les courtes et les longues côtes se succèdent toujours au rythme infernal d’une tous les kilomètres. Je fais illusion dans les courtes, sur les longues je fais ce que je peux.

Après Virelles, on tourne à droite, le vent est enfin de côté, il ne pleut presque plus, et le soleil va même faire quelques timides apparitions. Mais pour arriver à Froidchapelle, il faut prendre une route en toboggan, où chaque palier est de plus en plus haut. Visibles de loin, ces montées font qu’on a envie d’étrangler André quand on le verra.

A Froidchapelle, 4ème contrôle, l’épicerie locale est dévalisée par une horde de cyclistes affamés et assoiffés. Encore une fois, le premier groupe nous échappe.

Il faut attendre le km 200 pour enfin en finir avec ces côtes pour prendre les ravels. On va raveliser pendant 30 km, jusque Binche. On peut enfin tirer de grands braquets, et qui est devant en train de tirer comme un fou ? Moi.

A Binche Yves a une fringale et mange ses provisions pendant que le tram passe. Encore une grosse montée pour attaquer le ravel suivant vers Trivière, ravel qui va être fatal à mon pneu arrière. Les ravels sont un peu sales, c’est rien de l’écrire. Avec la boue, des branches d’arbres parsèment le sol. Pour changer la chambre à air, il faut maintenant ne pas être trop ridicule, et faire ça en moins de 20 minutes. Mais tout va bien, avec la super pompe, le pneu est regonflé rapidos. C’est l’occasion de voir de près l’état des vélos. C’est une catastrophe, ils ressemblent à des VTT qui viennent de labourer un champ de patates. Les vélos ont pris dix ans et les patins des freins deviennent anorexiques. C’est agréable de changer un pneu plein de boue. Sur les ravel il ne faut surtout pas suivre un cyclo de trop près, sous peine de devenir tout brun en 2 km.

Il faut maintenant aller plein ouest vers les Strépy, mais le vent s’est calmé. Petit cafouillage devant l’ascenseur de Strépy, avant de trouver le bon chemin. On a du faire un peu de hors-piste pour retrouver la bonne route.

Au 5ème contrôle nous retrouvons à Thieusies, le premier groupe qui remplissait tout le café. Ils nous font la gentillesse de partir quand nous arrivons.

Mais les kilomètres, le vent et le froid, commencent à avoir de l’effet sur notre organisme. Thierry tremble comme une feuille, Yves enfile les cocas, Alexis mange un petit snack, et moi je termine la moitié de mon pain. Et on ne rentrera pas avant 22h.

Nous repartons pour les derniers 50 km, partie la plus agréable du BRM, question rouler. Le vent, ou ce qu’il en reste, est avec nous, le ciel est dégagé. Nous avançons bien, la nuit arrive, on remet nos éclairage en route et nos vestes fluos, pour ceux qui en ont. En voyant Alexis tout de noir vêtu, avec sa seule petite loupiotte rouge pour le signaler je me dis qu’il est un peu inconscient.

De Tubize à Anderlecht, nous suivons le canal, dont certains tronçons sont éclairés. Pas les chemins où roulent les cyclistes et où courent les joggeurs invisibles, mais l’eau. ??? Pourquoi éclairer l’eau du canal ? Pour les pêcheurs nocturnes?

Il est 21h50, quand nous arrivons. 15h20 pour faire ce 300 avec un dénivelé de 2700 m. Ce n’est pas terrible, mais j’ai déjà gagné 1 heure, en temps roulé, par rapport au 300 de lundi. Au café, nous retrouvons André, qui pour seule réponse à l’annonce du dénivelé est : « Seulement !!». C’est un sadique, doublé d’un masochiste puisqu’il a fait le parcours en reconnaissance deux jours avant tout le monde.

Le parcours est superbe, c’est la 2ème année que je le fais, avec quelques petits changements, mais question temps, c’est une constante : merdique au possible. J’espère qu’une fois, il fera beau, pour qu’on puisse enfin profiter des paysages.

 

 

 

 

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Samedi 11/04/2015 : Le BRM 300 de l’Aurore vu de l’arrière
Par Patrice Martin

Ce samedi, c'est le 200 heu le 300 enfin ce sont les 200 et 300 km de l'Aurore.

André nous a concocté deux brevets et les a reconnus dans la semaine pour éviter les mauvaises surprises. Inscriptions de 6h à 6h30. Je pars de chez moi vers 6h et j'arrive vers 6h30 ... mais tout le monde, sauf un ou deux cyclistes qui se trouvent encore sur place, est parti. Je m'inscris en jouant la comédie : « qu'est-ce que c'est ? Tout le monde est déjà parti ! C'est un scandale », ... et je salue quand même André et Philippe qui s'occupent des inscriptions. Je sors mon papier pré-imprimé, je paie je reçois un ticket boisson et croissant et je pars.

Un petit groupe attend encore. Le mari de Gerda (pensionné SNCB en super forme), Johan et deux ou trois autres. Je leur signale qu'ils ne doivent pas m'attendre, précaution oratoire inutile, ils savent déjà que la moindre montée m'est fatale. Nous nous élançons donc ... directions Maleizen. Ils restent un moment avec moi ... et mon GPS. Après environ 15 kilomètres je me retrouverai seul. Comme prévu le vent (venu d'Oostende à l'intérieur des terres?) est présent et ne fera « rien que d'nous embêter » en ce qui me concerne jusqu'au kilomètre 200. Ce qui confirme ma réflexion : « le vent est toujours face aux cyclistes ».

A partir du KM 23, 24 je cherche une station Q8 ... comme je n'en vois pas je fais pointer ma carte dans une petite librairie juste avant un carrefour où, lors d'un autre brevet, André avait organisé lui-même le contrôle. Je poursuis ma route et à 2 ou 300 mètre je vois des tas de cyclistes qui viennent de la gauche. Quand j'y arrive, quelques cyclistes arrivent encore. Je leur demande d'où ils viennent, « de la station Q8 ». A bon, la station n'était pas sur la trace ! ! Je suis maintenant dans tout un groupe et, à la faveur d'une erreur de navigation de la tête du peloton, je me retrouve à l'avant et retrouve « mon bon Alain ». Piqué au vif, (Ah non pas cette limace déjà là). Pas pour longtemps, je suivrai encore quelques kilomètres le groupe à la faveur des feux rouges qui me sont favorables et qui arrêteront le groupe, mais je serai définitivement largué après les 500 mètres de pavés dans la campagne suivis de petites montées descentes dans les champs en plein vent.

Je me retrouverai en compagnie de deux cyclistes, un qui faisait le 200 et le « docteur » (Alain le reconnaîtra). J'aurai ainsi une assistance médicale personnalisée une bonne partie de ce brevet. Nous arriverons au second contrôle (Maredsous, ses bières – pas pour moi – et ses bonnes tartine au fromage Ha oui, Ha oui, Ha oui ... une à manger tout de suite et une à emporter).

Bilan aux toilettes, manifestement je n'ai pas assez bu ... urines colorées ... çà c'est pas bon Patrice. Il faudra penser à boire plus.

Deux autres randonneurs arrivent, Herman Mandemaekers et son compagnon de route du jour. Nous repartons mais notre compagnon pour le 200 prend déjà le chemin du retour. Mon docteur personnel et moi nous dirigeons vers Vireux-Wallerand. Bien qu'il déclare avoir pris 5 kilos et n'avoir pas encore roulé beaucoup, le docteur est très fort. Il dit avoir parfois du mal avec son 34 27 dans les montées et quand il apprend que j'ai un 34 32, il me dit que je dois savoir tout monter avec cela ... on voit qu'il ne me connait pas et que la moindre montée est super dure pour moi. En arrivant à Maredsous, la montée pour arriver au parking, il annonçait le pourcentage 12, 13, 14, 15 et oui 16% moi j'étais au bord de la rupture d'équilibre. Et il me parle d'un col avec 500 mètres à 18% ! ! ! (super-randonnée ! ! !). Nous arrivons à Vireux et seul le préposé nous y attend. Les derniers sont partis il y a 20 minutes.

Cachet, boisson, manger un peu et nous sommes repartis. Mais à peine arrivé au passage à niveau / feux rouge, le docteur remarque une crevaison et il doit réparer. Il me libère et je poursuis ma route, comme il est plus fort que moi, il me rattrapera.

Finalement je ne le verrai plus avant l'arrêt à Froidchapelle. A Froidchapelle je mange ma « tartine à emporter de Maredsous », super ! ! ! Je ne vois pas si d'autres cyclistes passent : le docteur, Herman et son compagnon. Quand je quitte Froidchapelle, il pleut et c'est sous une pluie de plus en plus forte que je continue seul. Finalement il n'y aura que 6 à 8 kilomètres de pluie ... mais ces kilomètres-là sont plus longs et paraissent une éternité. J'ai même allumé mon phare et ma lampe rouge « on est jamais trop prudent » (Ah oui Alain, ma lampe fonctionne bien maintenant et elle éclaire bien à une bonne vingtaine de mètres devant et latéralement).

Finalement, je retrouve mon docteur sur un Ravel en train de téléphoner. Il était passé lors de mon arrêt à Froidchapelle. Seul sur un ravel, je « tombe » sans me faire mal, sur Bruno (l'épisode « and the winner is LE LAPIN ») il a une fuite mais n'a plus de cartouche (c'est peut-être pour cela que le lapin avait gagné l'autre fois ! !!). Je lui laisse ma pompe et continue ma route. Il est tellement fort qu'il me rejoindra sans problème. Le docteur et moi rejoindrons le copain de Bruno qui, lui aussi, a des problèmes de manque d'air (dans sa chambre à air). Mais je n'ai plus de pompe à ce moment. Nous arriverons à (Binche?) et là, je vais dévaliser un night shop (boissons et une boîte de rocher coco) car je crains que le Métropole ne soit fermé.

Le docteur regonfle la chambre à air du copain de Bruno, je mange, Bruno arrive et me rend ma pompe. Et nous repartons à 4 vers Thieusies. Je ne sais plus quand nous nous séparerons et nous nous retrouverons avec Herman et son compagnon. Nous arriverons ensemble à Thieusies mais le Métropole est fermé.

Qu'à cela ne tienne, nous allons aux 2 rongeurs, ça tombe bien on a les crocs. (merde les rongeurs c'est plutôt les incisives, erreur de dents). A la sortie le docteur avait oublié qu'il devait regonfler son pneu avant. Il s'y attèle et je pars ... lentement pour qu'il puisse nous rejoindre, Herman flanqué de son compagnon me suivent. Je resterai en tête pendant tout le trajet de Thieusies à « la clé du cimetière ». Un bon GPS, une certaine connaissance du parcours, une certaine expérience de la navigation GPS ont bien aidé.

Bien entendu mes deux compagnons ont dû patienter dans les montées mais ils s'en sont bien accommodés. Nous sommes arrivés vers 23h11 (par regardé tout de suite l'heure et l'établissement fermé) mais j'ai mis 23h15 pour faciliter les calculs à cette heure on est fatigué. Herman et son compagnon devaient encore retourner aux Pays-bas en voiture (sans s'endormir) ... et moi chez moi en vélo.

 


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Lundi 06/04/2015 : Le BRM 300
d’Ostende

Par Alain Darville

Pour cause d’empêchement au travail, le premier BRM 300 de la saison, n’a pas pu se faire ce samedi, donc Patrice et moi, nous le faisons ce lundi.

Je sais qu’on va déguster, rien qu’à voir le vent du Nord, on l’aura de face ou de ¾ face pour rentrer. Et comme on est à la mer…  Et comme, en plus, quand il est favorable, le matin, il n’y en a pas, il ne va jamais nous aider. Mais, bon, on en a vu d’autres, il fait sec, c’est déjà ça…

Pour trouver le parking, on galère un peu, dans le noir, on ne voit pas grand-chose. Mais comme à cette heure, toutes les voitures qui arrivent ont le même objectif, on galère ensemble jusqu’au moment où quelqu’un a trouvé et tout le monde suit.

Donc nous partons d’Ostende, pour aller direction Boulogne-Sur-Mer, et puis en suivant la côte revenir par les Caps Blanc et Gris Nez. Il y a une grosse vingtaine de participants, dont le célèbre Bernard Peguin. Sur un 300, les amateurs sont restés à la maison, il ne reste que les rouleurs qui savent rouler, donc le peloton, on ne devra pas trop y compter. Surtout que Patrice veut partir 5 min avant tout le reste, il est 5h55, il fait encore nuit. Mais sa lampe Busch et Muller qui devait éclairer l’aéroport d’Ostende, n’éclaire que les rares mouchettes qui volent à 5 cm d’elle. Son efficacité est redoutable, en fait, elle n’éclaire rien du tout. Il va falloir revoir sa copie…

J’éclairerai donc la route avec ma modeste loupiotte, mais Patrice est déchainé, je vais surtout éclairer sa roue arrière. Il a dû manger une datte survitaminée, il est parti à fond la caisse.

Mais pas assez assurément, le petit peloton nous passe à la faveur d’un raccourci. Nous on suit la trace…

Ma sortie avec Freddy de ce dimanche a dû laisser des traces, je ne parviens pas à accélérer le rythme, j’ai des problèmes pour chauffer les muscles, il fait 0°c. Patrice s’échappe en s’accrochant à 4 cyclos retardataires mais qui savent rouler. Je resterai seul jusqu’un 1er contrôle à Watten au kilomètre 89, il est 09h25. Je retrouve le groupe qui s’en va, mais aussi le Patrice. Qui n’a pas pris ses bananes parce qu’elles étaient encore trop vertes. Il va se contenter de grignoter un peu, deux gaufres, reçues au départ, et quelques biscuits, sur un 300, dans le froid, ça promet.

Je repars avec lui, mais je vais vite m’apercevoir que ça va être long, très long, très très long. A la moindre montée, au moindre faux plat, ses vieux démons resurgissent. Tout à gauche, direct. Et comme des montées, on va en avoir pour tous les goûts. Avec une moyenne à 6% et un maximum à 11%, elles s’enchainent imperturbablement. Sur 100 km, on fera un dénivelé de +- 1700 m. Moi, finalement, je me repose, comme je monte tranquillement, et que régulièrement, je dois attendre de longues minutes, je peux récupérer. Mais on n’avance plus beaucoup comme ça. Le contrôle suivant, à Bourthes au km 130, il est déjà 11h40.

Et ce n’est pas fini, maintenant, on s’approche de la côte, le vent s’est levé et tout doucement on remonte vers le nord. Vent dans la poire + les montées incessantes, le Patrice irait plus vite à pied.

3ème contrôle, à Saint-Martin Boulogne au km 161, il est 13h55.

On salue Napoléon en passant et on est reparti cap au nord. La mer n’est pas très belle, il fait tout gris. Mais la route pour aller vers Wissant est encombrée de voitures, de motos, de camping-cars, pas très gai. Ce n’est que 20 km, mais 20 km où ça monte beaucoup et ça descend un peu. Wissant, 4ème contrôle, km 184, il est 15h20.

A Wissant, Liesbeth, une cyclote solitaire, nous demande si elle peut rouler avec nous. Malgré notre avertissement, qu’elle risque de s’endormir dans les montées, elle veut quand même venir. Je ne sais pas si elle a misé sur les bons chevaux, peut-être sur deux vieux tocards. Finalement on part à 5, on a aussi récupéré 2 autres cyclos.

C’est son premier 300 km, et elle n’a qu’un 200 km au compteur. Mais malgré ça, elle sait rouler. Patrice essaye de faire illusion, pas trop dans les montées, mais bizarrement au début il va plus vite que son traditionnel 5 km/h. Il a même un sursaut. A un moment donné, après avoir longtemps zoné à l’arrière, il dépasse tout le monde dans un faux plat montant, sur son grand plateau et s’en va sans demander son reste. Liesbeth, ne comprend plus comment elle doit rouler. Finalement, il se calme, on revient sur lui, mais on a perdu nos deux autres compagnons de lutte.

Patrice roule maintenant de plus en plus lentement. Visiblement, Liesbeth, qui est bien gentille, n’ose plus rien faire. Elle roule intercalée entre Patrice et moi, mais l’écart entre Patrice et nous devient de plus en plus important. A ce rythme on va s’arrêter et on ne finira jamais ce BRM. A force de me trainer, j’ai mal au derrière et aux épaules. Finalement on s’arrête pour manger un bout, il y a 80 km à faire pour arriver au dernier contrôle. Patrice arrive et s’installe, assis tranquillement en mangeant un biscuit et en chipotant à sa Bush et Muller. Il ne lui manque plus qu’un parasol, un cocktail, du soleil et une vahiné.  Liesbeth, se demandant ce qu’elle fait là, s’excuse et demande si elle peut nous abandonner à notre triste sort. Le saboteur de Patrice a réussi son coup…

Nous repartons donc, mais j’en ai un peu marre aussi et j’y vais sans vraiment accélérer l’allure. Je retrouve Liesbeth à Hondschoote au 5ème et dernier contrôle, au km 260, il est 19h35. Je m’équipe pour la nuit et je repars avec Liesbeth. Patrice arrive quand on part à 20h. Je ne sais pas ce qu’il a foutu pendant tout ce temps.

Maintenant avec Liesbeth, on va pouvoir rouler, face au vent qui commence à ramollir, puis à faiblir et enfin à nous laisser en paix. Il faudrait faire les BRM la nuit, à la mer, il n’y a plus de vent.

Liesbeth prend ses relais régulièrement mais pour son malheur, elle est avec moi. Et je commence à ne plus très bien distinguer mon GPS. Après 14 heures, dans le froid et le vent, j’ai les yeux qui commencent à donner des signes de faiblesses. A Nieuport, dans les travaux on est parti pour faire un petit détour de 5/6 kilomètres. Mais ça roule, il fait nuit, Liesbeth, toujours bien gentille me suit en se demandant sûrement où je l’emmène. Si seulement moi, je le savais…

On arrive enfin à Middelkerke et ensuite à Raversijde, il est 22h, ce BRM a pris 16 heures, on a roulé 13h50 pour faire 305 km. Oufti.

Il ne reste plus beaucoup de voiture sur le parking. Je dis adieu à Liesbeth et j’attends maintenant Patrice. Patrice qui arrive à 22h25, il a faim (m’étonne pas), il veut des frites.

A cette heure, on trouve encore un Macdo et ensuite on rentre à Bruxelles en pilotage automatique sur une autoroute, heureusement à peu près vide.

 

 

 

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12:14 Publié dans avril-2015 | Lien permanent | Commentaires (0)

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