12/07/2015

Sorties Juillet 2015

Samedi 25/07/2015 : Petit vent de tempête
Par Alain Darville

Avec la météo annoncée, on savait qu’on allait rigoler, et on a rigolé. Pluie, vent, froid…

Mais bon, la voiture à peine sur le parking du bassin de natation de Saint-Trond, c’est un orage qui nous accueille. Eclaires, grosse pluie. Patrice et moi, nous ne voulons plus sortir de la voiture. Après 10 minutes, ça se calme, on y va timidement. Le bassin de natation est là, on aurait pu y aller, on n’aurait pas été plus mouillé.

Pas beaucoup de monde aux inscriptions. Pierre-Yves est déjà parti avec Antonio et Bernard. P-Y est pressé pour cause de mariage (Pas le sien). Le connaissant il est capable d’avoir fini à midi. Mais Antonio que nous avons rattrapé un peu avant le 1er contrôle, me dit qu’il l’a vu en train de remplacer une chambre à air crevée.

Patrice qui trimballe assez d’eau pour faire la traversée du désert de Namibie dans le sens de la longueur, se fait remarquer en inondant le café. Son Kamel bak qui estime que 3 litres d’eau c’est trop et cela pèse trop lourd, fait une vidange. M… à P… !!! Dixit le propriétaire du Kamel bak. M… à P… encore pour la recherche des traces qui se cachent dans son GPS. 

Finalement, à part un peu de pluie au début, le premier tronçon s’est fait au sec, avec le vent dans le dos.

Ce BRM commence réellement dans sa deuxième partie, entre Hermalle-Sous-Argenteau (1er contrôle) et Jalhay. L’essentiel du dénivelé va se faire sur 100 km, cad +- 1500 m. Au 1er contrôle, la boulangerie locale a de très bonnes gaufres aux fruits, il faudra bien ça pour faire toutes les côtes.

J’essaye de suivre le petit groupe avec Francis, Etienne, Marcel et 4 autres cyclos. Le vent et la pluie sont bien au RDV. Les vélos vont déguster.  Il fait froid, du moins pour un mois de juillet : 12°c. Je suis le seul en cuissard long, mais je veux préserver mes genoux de la pluie froide. Pas envie d’avoir une tendinite maintenant. Je teste aussi mon imper super léger, enfin imperméable.

Avec la flotte de côté ou de face, je ne vois plus grand-chose sur le GPS. En suivant les autres je ramasse toute la boue de la route, donc je suis de loin et je profite bien du vent.

Nous arrivons à Jalhay après être passés sur le Barrage de la Gileppe via une montée à 12%, vers 13h00 au km 109. Comme nous allons y rester prequ’une heure, tous les retardataires arrivent aussi, dont Patrice.

Pour partir, c’est tremblotant qu’on attaque la longue descente vers Dolhain. Je n’y vois pas grand-chose, il fait un peu mouillé. Les freins ne freinent plus très bien, les patins se sont un peu décomposés sur les jantes.

Dans la longue montée après Dolhain, je pense dire au revoir à Patrice, mais c’était sans compter sur une crevaison d’un cyclo du groupe. On repart, on rattrape tout le monde, et on continue à enchainer les côtes jusque Visé.

Tous ces efforts, les montées, lutter contre le vent et la pluie, commencent à faire leurs effets. Les montées deviennent de plus en plus pénibles à passer, mais je m’accroche au groupe.

Dernier contrôle à Houtain-Saint-Simeon. Juste à temps pour voir l’arrivée du Tour de France au sommet de l’Alpe d’Huez et la victoire finale de Froome.

On continue à travers le Limbourg et les vergers. Il ne pleut plus, le soleil se montre de temps en temps. Mais le vent est toujours bien là. Ce sont vraiment les conditions que nous avons eu à PBP en 2007, lors de l’aller vers Brest. Je ne sais plus comment j’avais réussi à faire ça à l’époque…

On arrive enfin à Saint-Trond vers 18h20. 10h20 pour faire un 200, mais avec 2100 m de dénivelé et un vent à décorner les bœufs ou à décasquer les cyclos. Patrice est arrivé un bonne ½ heure après nous, toujours, comme d’habitude, même pas fatigué.

De jolies tartes nous attendaient à l’arrivée. Ce fut un 200 bien plus dur que le 300 de Lier de la semaine précédente.

En reprenant mon vélo, j’avais le pneu arrière qui était plat. Pneu qui a fait son temps.

Et maintenant, c’est un 600 qui nous attend… Cela devient dur la préparation à PBP.

 

 

Quant à Pierre-Yves :

Récit d'une journée pourrie ...

Arrivé à 7h à St-Tr et départ à 7h20 (pr gagner du temps !) sous un orage bien fourni.

Après 8 km, crevaison ! :-( je répare, ne vois absolument rien d'acéré dans le pneu (Ar), me fais dépasser par Antonio et Bernard et puis me remets en route.

2km plus loin, rebelotte !!!! en plein milieu des pommiers et poiriers. Je sors ma 2ème chambre de réserve qui est encore neuve et crevée (plus jamais les chambres pas chères de chez D...n). Me voilà dans la m....e ! Je me dis que dans 20' le "peloton" devrait arriver et qqn me filera bien une chambre... Entretemps je rebrousse chemin et après avoir marché à peine 3', un fermier sort d'une petite route entre les vergers et me demande où je vais... Super sympa et de + il a une camionnette ! 10' + tard j'étais à ma voiture à St-Tr! Fin de BRM, je savais mon pneu usé, pas d'excuse, j'aurais dû le remplacer plus tôt.

 

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Samedi 18/07/2015 : Patrice s’envole
Par Alain Darville

Sur le 1200 d’Herentals, Patrice m’avait dit qu’il avait roulé avec les meilleurs, qu’il pouvait maintenant suivre les Bruno, Bertil et autres. A force de faire des 600, 1200, c’est possible, il a visiblement d’excellentes capacités de récupérations. Et effectivement, c’est vrai, sur le 300, nous aurons vu Patrice 10 kilomètres avant qu’il ne disparaisse loin devant aux Pays-Bas. Pierre-Yves et moi, nous étions un peu ridicules face à la bête qu’est devenue Patrice.

Nous sommes donc parti faire un 300 au départ de Lier, un 300 avec un seul ravito prévu. Nous n’avons plus peur de rien, plus rien ne peut nous empêcher d’atteindre notre objectif, Paris-Brest-Paris.

Le groupe démarre à 6 heures, du monde, une grosse trentaine de partants, un petit groupe est déjà parti à 4 heures avec Bernard et Antonio. Et pourtant Pierre-Yves et prêt à en découdre, mais déjà qu’il est venu avec son GPS mais pas avec la trace du parcours, cela ne va pas lui permettre de faire de belles envolées. En plus ses talents de grimpeurs seront mis un peu en veilleuse : Quelques ponts, un tunnel dont la remontée valait un peu le détour, et c’est tout. Il a bien retrouvé une trace d’un ancien 400 mais cela ne va pas le faire. Condamné a roulé avec le groupe des lents. Lent parce que à cause d’un bête feu rouge le groupe a été scindé en deux. Patrice devant, nous derrière.

Un 2ème feu a ensuite scindé le 2ème groupe en deux, mais il a refusionné à la suite d’un petit détour provoqué par une route un peu limite. Robert est revenu. La saison presqu’entière s’est faite sans lui, mais visiblement, il est quand même bien affuté, suite à son voyage de 15 jours vers l’Italie.

Nous sommes donc parti direction Anvers, que nous allons contourner par le Nord, et ensuite direction Les Pays-Bas et tous ses cours d’eau, bras de mer et j’en passe. Le vent est assez fort. Parfois de dos, mais nous n’en profitons pas vraiment. Il faut s’adapté au groupe, et un couple est là, où le mari veille sur sa femme, pour que la vitesse lui soit favorable.

Il n’y a qu’n Hollande où on voit sur une digue, loin de tout, une toilette pour dame. Pause donc.

Après 101 km, c’est le premier contrôle à MC Oude Tonge, dans un magasin de vélo, les cafés sont inexistants. 5 minutes de pause et on est reparti, mais moi, j’ai une envie pressante. Je m’arrête dans un bosquet en me disant que je rattraperai le groupe, qui roulotte toujours, asses facilement. Mais naturellement, il faut que Pierre-Yves en profite justement pour prendre un relais et accélérer. Il faut que je roule 6 kilomètres à 40 km/h pour revenir (vent dans le dos)…

Le 2ème contrôle à Kop van ‘t Land se fait sur un bateau, au km 154. Le bateau qui traverse le Merwede. Comme il n’y en a que toutes les 20 minutes, Etienne fonce dessus et nous derrière, juste le temps qu’il ne démarre. Pas de pause dans le café…  Notre groupe refusionne avec un autre, et nous continuons à une dizaine.

Au km 165, à Hank, un café est en vue, et nous nous arrêtons, ½ heure,  pour boire des micro-cocas et des cafés où la machine qui les fait n’a pas envie de fonctionner. Et surtout pour manger enfin quelque chose, il est 12h30, cela fait 6 heures qu’on roule.

Nous reprenons notre route, et nous finissons par reprendre Antonio et Bernard. Antonio me fait remarquer que les Santos avec Rolhoff, commencent à avoir du succès dans les pelotons des randonneurs. Trois se suivaient, il n’y avait que la couleur qui était différente. Pierre-Yves semble zieuter de plus en plus vers ces vélos. Quand je lui dis que ces vélos sont un poil plus lourds que les vélos de course traditionnels (environ 4 kilos), cela ne semble pas lui poser de problème, son vieux vélo pèse déjà 11 kilos.

Quand je demande à Antonio s’il a vu Patrice, il me dit que et qu’il y a déjà très longtemps qu’il est passé.

A Middelbeers, au km 230, nous nous arrêtons au 3ème contrôle, aussi ½ heure, le premier dans un café. Mais un café où on ne peut pas manger, on peut juste boire, et on paye par table. On est trop gentil de rester devant cet accueil chaleureux.

Il est 15h30, quand on repart pour le final. Quelques chemins hors asphaltes plus tard, nous revenons en Belgique. Le vent de temps en temps de face, n’est plus aussi fort que le matin. Nous finissons le BRM vers 18h15. La dernière ligne droite de 10 km a été faite à du 40 km par Pierre-Yves et Co. Un peu dur pour moi, quand je n’ai pas su manger au dernier ravito, je suis un peu juste…

Quand à Patrice, il nous attendait depuis 18h. Il voulait faire son 300 en moins de 12 heures, juste trop long. Il a fait les 150 premiers kilomètres avec son groupe, 32 km/h de moyenne, ensuite il est revenu seul, en ne s’arrêtant qu’une fois.

Ce fut un beau parcours, vraiment facile, mais ça fait 11 heures de vélos qui seront utiles pour les muscles du dos, cou et derrière.

Pour les photos, c’est raté. Mon appareil m’a énervé. Le temps que je comprenne qu’il voulait mettre le flash pour chaque photo, et qu’il fallait 10 sec pour qu’il fasse la photo, je n’avais plus envie…

 

 

 

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Samedi11/07/2015 : La Namuroise

Par Alain Darville

Dans la série des cyclos-coteurs en préparation à PBP vient La Namuroise au départ d’Andenne avec comme objectif faire des km (180 km), pour l’endurance et du dénivelé (2700 m) pour les muscles. Le tout en longeant la Meuse jusque Givet.

Pour une fois que je ne suis pas tout seul à en faire un, Pierre-Yves, le régional de l’étape est venu avec moi. Mon problème avec lui : Comment faire pour le suivre quand ça monte, et en fait, comment faire pour le suivre tout court ? Mais il a été gentil, il m’attendait en haut des côtes.

La chaleur est annoncée, et pourtant Pierre-Yves va faire le test de rouler sans boire, ce n’est pas trop voulu, mais il a laissé ses bidons à la maison. A Namur un libraire va un peu le dépanner. Il ressort avec une bouteille d’1/2 litre de boisson énergétique aux cerises.

Jusque-là, jusqu’à la Citadelle, j’ai pu le suivre, faire les montées avec lui, mais il fallait beaucoup forcer. Ce qui est terrible, c’est que j’avais l’impression de ne pas trop mal rouler, on dépassait quelques cyclos, mais quand ça monte, Pierre-Yves fait ce qu’il veut. J’avais parfois l’impression d’être à l’arrêt.

Le sadique me rappelle qu’il y a 21 côtes répertoriées avec des % jusque 15.

Les côtes s’enchaînent donc, pas vraiment de moments de récupération, mais on avance. Bonneville, Maizeret, la Citadelle, Bois de Villers, Salet, Maresous, Falaen, Château de Weillen , Weillen, Les Strépy, Agimont, Heer, Blaimont, Lavys, Boisseilles, Sorinnes, Lisogne, Purnode, Durnal, Assesse et Groynne, ce sont les 21 côtes. La plus dure, pour moi, c’est Heer et ensuite Blaimont qui remet une couche à la première.

Mais au 2ème ravito, c’est BBQ pour tout le monde. Pierre-Yves qui voulait savoir s’il fallait comme sur les BRMs prendre à manger, a vu, ce n’est pas utile, l’eau oui !!

Sur les rares plats, je peux être devant P-Y, mais en fait c’est lui qui récupère derrière moi ( :.

A partir du 140ième kilomètre on rattrape ceux du 130. Même en montée je continue à en dépasser un tas, et pourtant P-Y est déjà au sommet en train de dormir.

C’est un beau cyclo-côteur, mais surement un des plus difficiles de la saison, avec sa succession de côtes entre 6 et 8% de moyenne. Mais ma moyenne augmente, elle dépasse les 25 km/h.

 

 

 

 

 

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