20/09/2015

Sorties Septembre 2015

Dimanche 27/09/2015 : Le BRM 200 de Ternat
Par alain Darville

C’est le dernier BRM de la saison, le dernier 200 et il y a du monde au départ. Il fait beau et le vent du nord-est sera favorable une bonne partie du parcours.

Ce BRM organisé par Daniël De Nijs et aidé de Robert Luyckx a la particularité de se rouler un dimanche, et de ne pas se terminer où il a commencé (même si ce n’est pas loin). Démarré au centre sportif de Ternat, il se termine chez Daniël.

Le parcours va contourner Bruxelles en en faisant un grand tour en passant largement Louvain et en se rapprochant de Diest.

Patrice et moi, nous sommes là. Patrice a toujours son numéro de prototype X019 sur son casque, souvenir indélébile de PBP. C’est l’occasion de voir le grand champion Kristof Allegaert revenu de ses steppes sibériennes ainsi que les habitués qui ont fait une grande partie de la saison.

Quelques nouvelles et nouveaux venus sont venus s’essayer aux longues distances, peut-être seront-ce de futures nouvelles figures du monde des très longues distances.

Je retrouve ma ‘copine’ Liesbeth avec qui j’avais terminé le 300 d’Ostende, la nuit. Elle a toujours l’air en pleine forme et est toujours de bonne humeur.

Le groupe s’élance à 08h15 et le groupe reste groupé, pas comme l’année passée où se fut la débandade dès les premiers mètres. Mais la vitesse est quand même assez élevée et à la faveur d’un tronçon pavé le groupe finit par se scinder en deux et Patrice est parti. Patrice dont le repos forcé après PBP lui a visiblement fait du bien, roule maintenant avec les meilleurs et même les côtes ne lui font plus peur. Moi qui ai besoin de beaucoup rouler pour bien rouler, mon repos +- voulu/forcé, ne m’a pas fait trop de bien, adieu la forme de PBP, je redeviens un cyclo qui sue dans les côtes.

La fin du premier tronçon étant assez pentue le groupe du début n’est plus qu’un vague souvenir. Je retrouve les autres au 1er contrôle à Schoonderbuken après 73 km et nous repartons ensemble. Mais là le groupe est mené par Kristof. Donc cela roule très vite, et maintenant c’est Patrice qui décroche. Comme je suis bon, j’en profite pour ralentir aussi et éviter de mourir un peu plus loin.

Nous passons par le centre de Louvain, et maintenant nous roulons à trois, Patrice et un cyclo anglais habitué des BRM de Lier. Patrice un instant lâché lors de la grosse accélération de Kristof, qui avait emmené tout le groupe avec lui,  avait fait le forcing pour nous rattraper. Le temps que je passe devant, je me retrouve avec l’anglais dans la roue et un Patrice qui a disparu (par l’arrière). Je n’ai pas compris la façon de rouler de Patrice (ce n’est pas nouveau), tout ce que j’aurai comme explication : « Quand ça va, ça va, quand ça ne va plus, ça ne va plus !!). C’est intéressant…

Le vent est maintenant dans le dos, ce n’est donc plus trop un problème de rouler seul.

Le deuxième contrôle est atteint, et Patrice (pas que lui) arrive un peu plus tard après être passé le contrôle et avoir dû faire demi-tour (pour sa défense, le café, n’était pas sur le parcours, mais s’il avait regardé le trajet avant de partir, il l’aurait su).

Ce qui reste du groupe du départ, repart, moi j’essaye d’y aller avec eux, mais le temps de retrouver mes gants dans mon sac qui sont en fait dans ma poche arrière, tout le monde est parti. Comme ils roulent toujours sur le même tempo, je ne les reverrai qu’au troisième contrôle. Même Patrice continue à voler dans les côtes. Finalement cela me conforte dans l’idée que je le booste/bloque. Il ne roule jamais aussi bien que quand il est devant moi, par contre dès qu’il est derrière c’est la bérézina.

Je roule donc tout seul, je passe Jan qui me confirme bien que tout le monde est devant (on ne sait jamais), mais avec le vent dans le dos, je continue à bien rouler.

Le troisième contrôle est à Bever, au km 176, pas trop loin de Sint-Pieters-Kapelle. Je retrouve une partie du groupe, et un Patrice toujours en pleine forme. Nous repartons à deux pour finir, vent de face. Cela devient un rien plus dur, mais on avance toujours, les 200, je les ai de nouveau dans les jambes. Patrice est débloqué, de temps en temps je ne sais plus le suivre sur le plat ou les faux-plats, quand ça monte trop fort, ses vieux démons le reprennent (tout à gauche) et je l’attends.

Nous retrouvons tout le monde chez Daniël, qui nous offre une, deux bières. Patrice en oublie son sac à dos en partant, même si lui, ne boit jamais d’alcool.

 

 

 

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Samedi 19/09/2015 : Le BRM 200 de Lier
Par Alain Darville

Le BRM 200 de Falisolle raté pour tous ceux de l’Aurore, pour diverses raisons, nous nous retrouvons à trois à Lier : Patrice, Pierre-Yves et moi.

Je n’ai plus vraiment l’entrainement nécessaire pour faire un 200. Depuis PBP j’ai roulotté trois fois, en espérant que tous mes bobos guérissent : Doigts de la main qui dorment (rien n’a changé), mal au genou (ça va mieux), mal à la plante du pied (c’est bon, sauf un doigt de pied qui dort aussi). Mais bon, Pierre –Yves a aussi des doigts qui dorment et cela ne l’embête pas plus que ça (il a l’air habitué), donc ce n’est pas grave.

Je vais donc rouler sur le reste de ma condition d’il y a un mois. Et Patrice, lui n’a plus rien fait du tout.

Le groupe part à 8 heures piles, petit groupe d’une vingtaine de participants. Antonio et Bernard ont pris un peu d’avance.

Jusqu’au premier contrôle, on roule groupé, sur un tempo tranquille, 26/27 km/h. Patrice a tendance à prendre la poudre d'escampette. Pierre-Yves me dit qu’il ne faut pas trop s’en faire, que tôt ou tard il se trompera dans sa trace, et qu’on le repassera. Comme Patrice a une mémoire de poisson rouge pour les trajets des BRM, même s’il les a déjà faits quelques fois, il refera toujours les mêmes erreurs lors des changements de directions un peu délicats. Et ça ne rate, juste avant d’arriver au 1er contrôle, il faut prendre un petit chemin dans un bois, Patrice continue sur la route.

Comme au 1er contrôle, personne n’a visiblement envie de repartir, nous y allons à quatre, Patrice, Pierre-Yves, ainsi qu’un cycliste flamand, Louis, un copain qu’il s’est fait lors du 600 d’Ostende, et moi.

Ce sont deux costauds, la vitesse augmente sensiblement. On est passé à 30 km/h. Patrice reste spectateur, cela veut dire que nous sommes à trois à faire les relais. Au début tout va bien, cela roule bien, nous tournons sans trop de problème. Jusqu’au 2ème contrôle, tout va bien, nous arrivons ensemble à l’abbaye Sint Benedictus. Patrice arrive quelques secondes après nous.

Ensuite, nous reprenons sur le même rythme, et Patrice finit par disparaitre, mais cette fois par l’arrière.

Pour moi, mes muscles m’indiquent que je leur demande un effort un peu trop violent pour leurs états de forme. A tour de rôle, mais heureusement pas tous en même temps, chacun me le signale par un début de crampe. Je gère, j’essaye de boire plus, ça passe. Mais chaque relais laisse une trace et cela devient de plus en plus difficile. Pierre-Yves a toujours sa forme olympique, il n’arrête jamais de rouler et prend des relais de plus en plus longs.

Un peu avant d’arriver au 3ème contrôle, à Geel, nous ramassons une grosse pluie. Stop, et mise de l’imperméable. La pluie ne dure pas, nous pouvons repartir. Mais ça va trop vite, et comme il ne reste plus que quelques kilomètres pour arriver à Geel, je ralentis un peu, mais ils m’attendent.

Pour le dernier tronçon, je fais encore illusion une dizaine de kilomètres, mais Pierre-Yves est sans doute pressé de rentrer. Il passe à 35 km/h. Cela devient un peu trop pour moi. J’arrête, je suis mort, il reste 20 km à faire. A entendre le bruit que fait maintenant mon vélo, sans huile sur la chaine, je pense qu’il souffre autant que mois. En plus le vent s’est levé. Je finis vraiment sur les rotules.

Il est 16h15, c’est fini, j’ai encore 28,5 km/h de moyenne. Je ne sais pas depuis combien de temps Pierre-Yves et Louis sont là. Mais Louis me dira, qu’il n’a plus pris aucun relais, il ne savait plus.

Patrice qui a fini fort, arrive 20 minutes après moi.

Je me demande juste en combien de temps on aurait fait ce parcours, il y a un mois ? Surement au-dessus des 30 km/h de moyenne….

Et le lendemain, je me tape un 90 km avec Eric, venu exprès pour rouler avec nous. Je ne peux pas le décevoir et je suis déjà mort en partant…